1. La Tunisie avant la révolution

1.1 Qu'était l'état tunisien avant Ben Ali ?

La Tunisie est passée sous plusieurs gouvernements.
Elle fut un colonie française jusqu'au 20 mars 1956, date à laquelle a eu lieu l’indépendance. Elle est ensuite passée par une monarchie constitutionnelle avec le souverain Lamine Bey. Le 25 juillet 1957 elle deviendra une république dont le président sera Habib Bourguiba.

Ainsi, avec la montée du clientélisme, qui est la pratique d'une personne qui dispose une richesse en vue d'obtenir des soutiens futur contre des avantages, et grâce à la montée des islamistes, qui est un courant de pensée musulman, Zine El-Abidine Ben Ali monte au pouvoir le 2 avril 1989.

1.2 Pourquoi Ben Ali est-il resté si longtemps au pouvoir ?

Le 27 février 1988, Ben Ali crée le parti du rassemblement constitutionnel démocratique avec lequeil il restera au pouvoir plus de 20 ans, avec 5 réélections. Il fut un personnage majeur puisque sous sa présidence l'économie tunisienne connait une véritable évolution et croissance.

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En 2010, d'après le Ministère Tunisien du développement et de la coopération internationale, 43% du PIB est du aux services dont les transports, la communication, le commerce, le tourisme et la finance. Par ailleurs l'industrie manufacturière crée 19% du PIB. Elle comprend l'agroalimentaire, les matériaux de construction, la chimie, la mécanique ou l'électricité, le textile et le travail du cuir.

De plus, le PIB bénéficie d'industries non manufacturières qui en représente 14%. Cela comprend les mines, l'énergie, l'électricité, les constructions et les travaux publics. Puis il reste l'agriculture d'huile d'olive, celle des dattes et la pêche qui est encore bien présente en Tunisie, car cela représente 12% du PIB. Divers autres facteurs donnent 12% du PIB.

Par ailleurs, après avoir remis à niveau l'économie Tunisienne à l'intérieur du pays, Ben Ali ne s'arrête pas là. Il crée des liens avec le monde extérieur. En investissant, l'ex-président fait preuve de modernisme et de développement.

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D'après cette cartographie nous pouvons voir que le Président investi principalement au Moyen-Orient et en Europe avec de fortes sommes en 2006 et 2010, notamment en France avec 260 millions d'euros. On peut aussi observer qu'il ne compte pas en rester là, notamment avec d'autres projets d'investissements en Europe de l'est, ainsi que de nouveaux partenariats.

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On peut noter que la Tunisie et la France ont des relations privilégiées, outre les liens historiques. La France détient le plus grand nombre d’entreprises à participation étrangère enTunisie, soit 40% du total. En effet, dans l’habillement, il y a Lacoste-Devanlay, Orsay-Pimki, Chantelle, et le groupe Rouleau-Guichard ; dans le secteur bancaire, il y a BNP Paribas, Crédit Mutuel-CIC, Banques Populaires et la Société générale ; puis dans celui des assurances, il y a Assurances du Crédit Mutuel, Axa. Elle est également le premier pays européen émetteur de touristes en Tunisie. Parallèlement autres que les relations économique et financière, ces deux pays possèdent des liens culturels : la langue française ; scientifique: instituts de recherche qui visent à développer la recherche en sciences humaines et sociales sur le Maghreb installé à Tunis ; et technique: Agence Française de Développement.
La France est en effet le premier partenaire économique de celle-ci. En parrallèle des relations économiques et financières, ces deux pays possèdent des liens culturels, scientifiques et techniques.

1.3 Pourquoi la société est-elle négligée ?

La population tunisienne s'élève aujourd'hui à 10 673 800 habitants. Elle se concentre principalement au nord-est de la Tunisie. Elle est de plus en plus jeune avec une croissance démographique ralentie.

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La société tunisienne est très en difficulté et ce, malgré que le taux de scolarisation ait augmenté sous Ben Ali avec une augmentation de 31,6 points de pourcentage entre 1986/1987 et 2009/2010.

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La Tunisie possède beaucoup d'étudiants et de personnes diplômées dans l'enseignement supérieur. Le pays possède des établissements publics ou privés même si la majorité sont des enseignes publics avec 97% des étudiants contre 4% des étudiants scolarisés dans des écoles privées.

Paradoxalement, la Tunisie possède un fort pourcentage de chômage qui ne cesse d'augmenter selon les formations. Contrairement aux occidentaux, en Tunisie, plus une personne est diplômée, moins elle a de chance de trouver un emploi et vice versa.

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Le chômage est variable selon les régions et le niveau d'études. D'après ce graphique on constate que 9,8% des personnes sans formation en 2000 étaient au chômage contre 5,7% en 2010, alors que 10,9% des personnes diplômées dans l'enseignement supérieur étaient au chômage en 2000 contre 22,9% en 2010. Ce paradoxe existe depuis longtemps mais l'écart du taux de chômage entre les diplômés et les non diplômés se creuse. C'est donc pour cela que la Tunisie connait une forte diaspora, qui est concentrée majoritairement en Europe.

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Cependant il y a 600 000 tunisiens qui vivent actuellement en France d'après le journal Le Monde. De plus, la Tunisie subit une forte fuite des cerveaux. Ce phénomène désigne les flux migratoires des scientifiques et des chercheurs qui s'installent à l'étranger pour trouver de meilleures conditions de vie, de travail et de rémunération. Ces exodes s'installent principalement en France avec 31% des fuites, au Canada avec 13%, aux U.S.A avec 11% et 10% en Allemagne, d'après babnet, Tunisie.

Par ailleurs la situation de la société tunisienne s'explique par de nombreuses choses. Tout d'abord le régime politique de Ben Ali s'est incliné petit à petit vers un régime dictatorial. L'ancien président avait une vision des droits de l'Homme bien définie et portait atteinte à la liberté de presse et réprimait ses opposants.

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En effet, il instaura une situation de monopole dans la condition économique du pays. Toute la famille de Ben Ali occupait les secteurs de l'économie tunisienne au dépit des tunisiens, ce qui n'aidait pas le taux de chômage.